Scot : le projet est perfectible

Nos élus de la boucle de Montesson viennent d’adopter un projet de schéma de cohérence territoriale (Scot). Il sera bientôt présenté en enquête publique. Pour le Cadeb, ce document d’urbanisme intercommunal est largement perfectible.

Le Scot a le mérite d’exister. Il succède au schéma directeur de la boucle de Montesson (SDBM) adopté en 1992, puis révisé en 1998, faisant ainsi de la Boucle l’un des premiers territoires franciliens à se doter d’un outil de planification intercommunale, et le seul dans la future grande intercommunalité qui réunirait en 2016, outre la Boucle, les territoires de Saint Germain en Laye, Maisons-Laffitte, et la ville de Bezons.

Document de près de 400 pages composé d’un rapport de présentation, d’un projet d’aménagement et de développement durable et d’un document d’orientation et d’objectifs, le Scot vise à mettre en valeur le territoire, réduire les difficultés de transport, préserver le caractère agricole de la Plaine de Montesson. Des objectifs largement consensuels, mais dont la mise en œuvre concrète s’avère délicate, compte-tenu de la diversité du territoire et des vues parfois divergentes des différentes communes. Le Scot doit aussi tenir compte des documents de planification régionale (notamment le schéma directeur de la région Ile-de-France – SDRIF) qui s’imposent au territoire.

Dans le domaine des transports, le document confirme le rééquilibrage en faveur des transports en commun et des circulations douces. Il ne prévoit pas d’échangeur avec l’A 14, ce dont le Cadeb se félicite, mais en revanche retient le principe d’une déviation de Carrières sur Seine dans le prolongement de la voie nouvelle départementale, projet auquel le Cadeb n’est pas favorable.

Le Scot pose le principe de la préservation de la plaine de Montesson, qui couvre à ce jour 400 hectares d’espaces agricoles et naturels, mais ouvre à l’urbanisation environ 130 Ha, pour du logement et de l’activité. Pour le Cadeb, il s’agit d’une consommation très excessive d’espaces agricoles et naturels, qui hypothèquerait le maintien à terme de l’activité maraichère et par voie de conséquence l’avenir de la Plaine. Des extensions urbaines qui ne sont pas imposées par le SDRIF, et qui probablement lui sont contraires.

Malgré les efforts récents de certaines communes, la Boucle reste déficitaire en matière de logements sociaux ou aidés et la volonté de rattraper ce retard n’apparait pas clairement dans le Scot.

Ces arguments, et beaucoup d’autres, le Cadeb les a développés dans son avis qui sera joint au dossier d’enquête publique, avec ceux des personnes publiques associées. Le Collectif invite tous les habitants de la Boucle à s’exprimer dans le cadre de l’enquête, qui devrait avoir lieu d’ici l’été, pour demander des modifications profondes au Scot, afin qu’il devienne un véritable projet de territoire durable.

Le Bureau du Cadeb

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