RER A : nouveaux horaires ; et après ?

Le 10 décembre prochain, les nouveaux horaires du RER A entreront en vigueur, ainsi que ceux de la ligne L3 (Saint-Lazare / Nanterre/ Cergy) dont les voies sont communes avec le RER A de Nanterre à Cergy. Que faut-il attendre de ces changements, résultat de longs mois d’études et de concertation avec les élus et les associations d’usagers, dont le Cadeb ? Probablement des améliorations, mais le fonctionnement normal de ces lignes parmi les plus empruntées d’Europe nécessitera à coup sûr bien d’autres ajustements, et des investissements d’avenir.

Avec cette nouvelle grille horaire, les usagers apprécieront probablement les arrêts de tous les trains (ou presque) dans toutes les gares sur les branches Cergy, Poissy et Saint-Germain-en-Laye. Le rétablissement d’une liaison par heure en heures creuses de semaine de Cergy à Saint-Lazare satisfera (partiellement) les habitants de la Boucle. Rien en revanche pour les horaires d’été, avec une offre drastiquement réduite.

La SNCF et la RATP attendent de cette nouvelle grille plus de régularité (moins de trains supprimés) et un retour à la normale plus rapide en cas d’incidents. Le Cadeb y sera attentif.

Toutefois, cette meilleure gestion de l’existant ne résoudra pas la question de la saturation du réseau (de plus en plus d’usagers) et de sa complexité (des RER, des Transiliens et des « grandes lignes » circulant sur les mêmes voies). L’arrivée d’Eole (RER E) en 2024 devrait soulager (de 15% ?) le RER A et faciliter les liaisons du Mantois avec la Défense.

D’autres investissements sont nécessaires : la réalisation intégrale de Sartrouville à Noisy-le-Sec du tramway T11 (Tangentielle Nord). Les études de la phase 2 sont bien avancées mais le financement est bloqué, faute de portage politique suffisant.

Quant à la Ligne nouvelle Paris Normandie, réservée aux liaisons directes vers la Normandie, elle permettra, en séparant les flux, de doubler le nombre de RER E (de 6 à 12 par heure), et de rendre possible un arrêt à Sartrouville, en connexion avec le T11. Dans le cadre de la priorité actuelle donnée (à juste titre) aux transports du quotidien, ce projet est en suspens. Il ne doit pas être abandonné.

Dans l’Ouest francilien, seule la réalisation de ces nouvelles infrastructures permettra d’améliorer significativement le quotidien des usagers. Ne sacrifions pas l’avenir pour un présent immédiat.

Le bureau du Cadeb

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