L’appel du sol : mobilisons-nous

France Nature Environnement  (FNE) a fait de la protection des sols une priorité d’action en 2017.  Le Cadeb, membre de FNE, soutient cette cause  avec les associations  du territoire.

Le sol, milieu naturel riche et indispensable, est le socle du vivant ; cependant nous le dégradons au-delà de ses capacités de résilience : extension urbaine, projets d’infrastructures à travers le pays,  agriculture intensive et friches industrielles sont autant d’activités humaines qui grignotent cette ressource non renouvelable à l’échelle humaine.

Héros discrets, les sols sont partout, omniscients dans notre vie sans que nous en ayons conscience. C’est pourquoi ils ne bénéficient toujours pas de législation protectrice, contrairement à l’air et l’eau.

C’est pour les protéger par une législation contraignante que FNE s’est engagée avec plus de 430 organisations de tous horizons pour porter ensemble une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) : mécanisme de démocratie participative à l’échelle européenne permettant à un million de citoyens de faire légiférer les institutions européennes sur les sols.

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Louveciennes : une Avap pour protéger le patrimoine de la ville

Les projets immobiliers de logement collectifs et d’accession à la propriété de la ville dans le cadre du nouveau PLU prévoient de nombreuses constructions au pied de l’aqueduc, en contrebas sur la côte du Cœur Volant et jusqu’aux Vergers des Rougemonts, entrainant la destruction de centaines d’arbres fruitiers, pour laisser place à une arrivée massive de population.

Pour éviter cette « catastrophe », l’association d’environnement locale RACINE demande instamment qu’une « aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine » (AVAP) pour l’aqueduc de Louveciennes, le Cœur Volant et les Vergers des Rougemonts soit mise en place très rapidement et concomitamment à la procédure de révision en cours du PLU afin de mettre en valeur le Louveciennes historique et les quartiers voisins notamment les vergers.

Cette formule de protection encadrée et contrôlée par l’État, qui sera bientôt rebaptisée « site patrimonial remarquable » (SPR), est une disposition au coût modeste mais aux effets très bénéfiques qui permettrait de protéger un terrain vierge en état naturel dont les caractéristiques de flore et faune n’ont fait l’objet d’aucune évaluation.

Pour soutenir cette demande, RACINE a lancé une pétition.

Unanimité en faveur de la passerelle en encorbellement

L’assemblée générale du Cadeb s’est tenue le 25 février en présence de M. le sous-préfet Stéphane Grauvogel et de plusieurs élus, dont Pierre Fond, président de la communauté d’agglomération Saint-Germain/Boucles de Seine. L’occasion pour Alexandre Joly, maire de Houilles, vice–président du conseil départemental des Yvelines, de faire le point sur le projet de passerelle piétons/cyclistes en encorbellement entre Nanterre et la Boucle. Celle-ci prendrait appui sur les piles du nouveau pont ferroviaire sur la Seine prévu dans le cadre d’Eole (prolongement à l’Ouest du RER E). Un projet de franchissement du fleuve que l’élu soutient de longue date, conjointement avec Réseau vélo78, et pour lequel il a demandé à nouveau le soutien des associations.  En effet, si le dossier technique est prêt et les appels d’offre déjà effectués, il reste à trouver le financement. Après analyse des offres des soumissionnaires, SNCF Réseau évalue à 8 millions d’euros l’ajout de la passerelle, « à condition bien sûr que le financement soit bouclé d’ici l’été et que les travaux soient mutualisés », c’est-à-dire réalisés en même temps que l’ouvrage ferroviaire.

Compte-tenu de tous ces éléments, l’assemblée a voté à l’unanimité le principe d’une motion en faveur de la passerelle, s’ajoutant aux trois autres déjà prévues sur l’échangeur, la protection de la forêt et la tangentielle Nord.

> la motion sur la passerelle
> Les trois autres motions

Pour soutenir le projet, nos amis de « Rueil à Vélo » ont initié une pétition que nous vous invitons à signer.

Le Cadeb réunit son assemblée générale le samedi 25 février 2017

L’assemblée générale annuelle du Collectif se tiendra le samedi 25 février à Montesson, dans la maison du parc départemental, aimablement mise à notre disposition par le Conseil général des Yvelines, à partir de 9h15. L’assemblée statutaire  sera suivie, à partir de 11 heures, d’une table ronde sur le thème : La vision des associations pour une concertation et des projets réussis dans la CASGBS. Renseignements et inscriptions par mail auprès du Cadeb : cadeb78@wanadoo.fr

 

Concertation sur le RER A et la ligne SNCF L3

Tout au long de l’année 2016 et début 2017, ont eu lieu des réunions de concertation avec la SNCF et la RATP pour améliorer le fonctionnement du RER A et de la ligne SNCF (L3) qui dessert  Cergy-Pontoise.  Les deux opérateurs ont proposé des modifications importantes (nombre de trains, horaires) pour chacune des branches, en heures de pointe (matin et soir), et en heures creuses. Grace à ces changements, ils espèrent pouvoir offrir une meilleure qualité de service aux usagers dès la fin 2017.

Le Cadeb se félicite de cette concertation menée sous l’égide du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) à laquelle il a participé régulièrement avec les élus du territoire et les autres associations d’usagers, notamment celles regroupées au sein de l’Association des usagers des transports (AUT) d’Ile-de-France.

Le Cadeb est globalement favorable à la nouvelle grille horaire proposée, mais n’est pas totalement satisfait.

Parmi les points positifs, nous retenons l’arrêt des trains dans toutes les gares, à Houilles/Carrières-sur-Seine et Maisons-Laffitte sur la branche Cergy, et à Chatou/Croissy-sur-Seine et le Vésinet centre sur la branche Saint-Germain.

En revanche, nous souhaitons plus de RER vers Cergy que vers Poissy, pour tenir compte du nombre de voyageurs, ce qui n’est pas le cas dans la grille proposée.

De plus, en heures creuses, le rétablissement d’une liaison par heure entre Cergy et Paris Saint-Lazare va dans le bon sens, mais est notoirement insuffisant.

Enfin, rien n’est fait pour améliorer la desserte en période d’été, qui reste drastiquement réduite.

Pour que la refonte de la grille ait des effets bénéfiques notables pour les usagers, il est indispensable qu’elle soit couplée avec :

• La mise en place d’une gestion commune du RER A entre la SNCF et la RATP

• La réalisation des travaux prévus au schéma directeur du RER A, et notamment ceux permettant les retournements (création d’une 4ème voie à Cergy Pontoise)

• La suppression de la relève à Nanterre Préfecture

L’avis complet du Cadeb est téléchargeable ici

La liaison douce entre nos départements en attente de financement

La réalisation d’un nouveau pont de la Seine dans le cadre du projet Eole (RER E)  offre la possibilité technique d’adjoindre à l’ouvrage ferroviaire de franchissement de la Seine une passerelle piétons/cyclistes entre les Hauts-de Seine, le Val-d’Oise et les Yvelines. Une opportunité unique dont le financement  n’est, malheureusement, pas encore bouclé à ce jour. Le temps presse car les travaux vont commencer, et pour SNCF Réseau, maitre d’ouvrage du projet, les chantiers du pont et de la passerelle doivent être menés simultanément.

Les avantages du projet sont multiples. La liaison douce interdépartementale desservira les zones économiques (la Défense et Rueil 2000 en rive gauche, Carrières-sur-Seine, Houilles et Bezons en rive droite) et facilitera l’accès au pôle universitaire de Nanterre. Elle réduira d’autant l’usage de la voiture et des transports en commun (bus, RER) saturés.

Tout en étant attentives à la préservation des espaces naturels impactés par le projet à proximité de la Seine, les associations environnementales locales et départementales (Val d’Oise Environnement,  Environnement 92, FNE Yvelines) sont favorables à la nouvelle liaison douce. Après avoir obtenu la possibilité de circulation des cyclistes sur la dalle de la Défense, les associations spécialisées (Réseau Vélo 78, Collectif Vélo Défense, etc) soutiennent le projet, qui renforcerait les liaisons existantes ( Véloroute Paris Londres) ou envisageables sur le territoire (plaine de Montesson vers Paris via la Défense).

Le projet Eole est financé à hauteur 3,3 milliards d’euros, mais n’inclut ni le matériel roulant, ni la passerelle. Les financeurs (région, départements,, intercommunalités) sont sollicités à nouveau pour la réalisation de la liaison douce, d’un cout estimé à 13 millions d’euros. Un montant qui peut paraitre élevé mais que SNCF Réseau justifie par les caractéristiques techniques de la passerelle envisagée : sa hauteur (10 mètres) pour ne pas entraver la navigation, sa longueur  (650 mètres environ rampes d’accès comprises), sa largeur (5 mètres), ce qui permettra la circulation séparée des cyclistes sur une piste bidirectionnelle et des piétons sur une piste dédiée, accessible aux PMR. Tout est relatif : le cout de ce projet devient tout à fait raisonnable si on le compare à celui  d’une passerelle spécifique entre les Hauts de Seine et les Yvelines, récemment envisagé.

Le moment de la décision est arrivé : nos élus sont invités à ne pas laisser passer une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt.

Digue de Croissy : des travaux en urgence, en attendant mieux

Sévèrement malmenée et fragilisée pendant la crue de juin dernier, proche de la rupture, la digue de Croissy vient d’être consolidée en urgence par VNF (Voies Navigables de France). Des travaux nécessaires pour réparer les dégâts survenus et prévenir des dommages plus importants en cas de nouvelle crue, qui peut survenir à tout moment. Après pose de géotextile, des enrochements ont été déposés à partir du fleuve sur les quatre secteurs de berge les plus impactés par la montée des eaux. Toutefois, l’effet visuel est « catastrophique » depuis la rive droite du fleuve, à Croissy-sur-Seine, et le château Chanorier, un secteur classé du Pays des Impressionnistes (voir ci-contre).

Les responsables de VNF assurent que ces travaux sont provisoires et que l’ensemble sera repris lors de la phase de confortement global  qui devrait intervenir dans les deux à trois ans à venir ; en effet, reliant l’ile de Chatou à celle de Bougival, la digue sépare les deux bras de Seine qui sont à des niveaux différents (un écart de près de trois mètres), permettant la navigation fluviale, ce qui est la mission principale de VNF.

Pour le moment, la digue reste interdite au public, « pour des raisons évidentes de sécurité ».

Le confortement projeté, d’un coût évalué à près de 9 M€, permet la création d’un cheminement piétons / vélos sécurisé en sommet de digue, mais VNF ne veut en assurer ni la réalisation ni le financement ni l’entretien, qui seront à la charge des collectivités locales voisines.

Un dossier à coordonner à l’échelon de la communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine par le nouvel office de tourisme intercommunal, récemment créé?

Ligne nouvelle Paris Normandie : le public est consulté

Jusqu’au 1er février, le public est appelé à donner son avis sur les zones de passage envisagées par SNCF Réseau  pour relier la capitale à la Normandie grâce à une liaison ferroviaire totalement nouvelle, à horizon 2030, permettant de libérer des voies pour les trains de proximité. Une carte interactive est mise à disposition du public permettant de s’informer et d’exprimer ses préférences, si possible en les justifiant.

Entre Paris et Mantes, trois options sont envisagées : Sud, centre A et B (l’option Nord ayant déjà été abandonnée). L’option Sud suit le tracé de l’A14 au travers de la plaine de Montesson puis de l’A13 vers Mantes. L’option Centre (A ou B) suite le tracé des voies ferrées existantes jusqu’à Achères et rend possible la création d’une gare nouvelle dans le secteur de la Confluence  (Achères ville ou Grand-Cormier). Elle diverge ensuite selon qu’elle traverse (centre A) ou contourne (centre B) la boucle de Chanteloup.

Privilégiant le parcours le plus direct entre Paris et Mantes, la zone de passage Sud est la moins couteuse et la plus rapide. Les zones de passage  « Centre », moins directes, sont de ce fait plus « chères », sans parler du cout de la nouvelle gare dont l’intérêt réel reste à démontrer.

Quel que soit le tracé retenu, la voie nouvelle sera réalisée en tunnel depuis Nanterre, en traversée de la boucle de Montesson et de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Même en souterrain, l’infrastructure ferroviaire ne sera pas sans impact sur le territoire, du fait des travaux et aussi de la nécessité de créer des zones d’émergence (des issues de secours avec accès routiers) tous les 5 km maximum.

Pour en savoir plus :

la lettre d’information de SNCF Réseau
La carte des zones de passage
La carte interactive (pour voter)

Collectif d’Associations pour la Défense de l’Environnement dans les Boucles de Seine / Saint-Germain-en-Laye

Agenda

Mercredi 29 novembre

Rencontres Biodiversité et terres agricoles, agir ensemble et maintenant, avec FNE Ile-de-France