Digue de Croissy : des travaux en urgence, en attendant mieux

Sévèrement malmenée et fragilisée pendant la crue de juin dernier, proche de la rupture, la digue de Croissy vient d’être consolidée en urgence par VNF (Voies Navigables de France). Des travaux nécessaires pour réparer les dégâts survenus et prévenir des dommages plus importants en cas de nouvelle crue, qui peut survenir à tout moment. Après pose de géotextile, des enrochements ont été déposés à partir du fleuve sur les quatre secteurs de berge les plus impactés par la montée des eaux. Toutefois, l’effet visuel est « catastrophique » depuis la rive droite du fleuve, à Croissy-sur-Seine, et le château Chanorier, un secteur classé du Pays des Impressionnistes (voir ci-contre).

Les responsables de VNF assurent que ces travaux sont provisoires et que l’ensemble sera repris lors de la phase de confortement global  qui devrait intervenir dans les deux à trois ans à venir ; en effet, reliant l’ile de Chatou à celle de Bougival, la digue sépare les deux bras de Seine qui sont à des niveaux différents (un écart de près de trois mètres), permettant la navigation fluviale, ce qui est la mission principale de VNF.

Pour le moment, la digue reste interdite au public, « pour des raisons évidentes de sécurité ».

Le confortement projeté, d’un coût évalué à près de 9 M€, permet la création d’un cheminement piétons / vélos sécurisé en sommet de digue, mais VNF ne veut en assurer ni la réalisation ni le financement ni l’entretien, qui seront à la charge des collectivités locales voisines.

Un dossier à coordonner à l’échelon de la communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine par le nouvel office de tourisme intercommunal, récemment créé?

Ligne nouvelle Paris Normandie : le public est consulté

Jusqu’au 1er février, le public est appelé à donner son avis sur les zones de passage envisagées par SNCF Réseau  pour relier la capitale à la Normandie grâce à une liaison ferroviaire totalement nouvelle, à horizon 2030, permettant de libérer des voies pour les trains de proximité. Une carte interactive est mise à disposition du public permettant de s’informer et d’exprimer ses préférences, si possible en les justifiant.

Entre Paris et Mantes, trois options sont envisagées : Sud, centre A et B (l’option Nord ayant déjà été abandonnée). L’option Sud suit le tracé de l’A14 au travers de la plaine de Montesson puis de l’A13 vers Mantes. L’option Centre (A ou B) suite le tracé des voies ferrées existantes jusqu’à Achères et rend possible la création d’une gare nouvelle dans le secteur de la Confluence  (Achères ville ou Grand-Cormier). Elle diverge ensuite selon qu’elle traverse (centre A) ou contourne (centre B) la boucle de Chanteloup.

Privilégiant le parcours le plus direct entre Paris et Mantes, la zone de passage Sud est la moins couteuse et la plus rapide. Les zones de passage  « Centre », moins directes, sont de ce fait plus « chères », sans parler du cout de la nouvelle gare dont l’intérêt réel reste à démontrer.

Quel que soit le tracé retenu, la voie nouvelle sera réalisée en tunnel depuis Nanterre, en traversée de la boucle de Montesson et de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Même en souterrain, l’infrastructure ferroviaire ne sera pas sans impact sur le territoire, du fait des travaux et aussi de la nécessité de créer des zones d’émergence (des issues de secours avec accès routiers) tous les 5 km maximum.

Pour en savoir plus :

la lettre d’information de SNCF Réseau
La carte des zones de passage
La carte interactive (pour voter)

Vertemaligne étend son territoire d’action

talusNée en 2015 à Bougival et la Celle-Saint-Cloud à l’initiative de quelques riverains des voies SNCF, Vertemaligne vient d’essaimer à Louveciennes et l’Etang-la-Ville, suite aux travaux de déboisement effectués en 2016 aux abords de la ligne L2 qui relie Paris Saint-Lazare à Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines).

Vertemaligne, sans contester la nécessité d’entretien des talus et autres emprises ferroviaires, demande la préservation de la biodiversité sur ces espaces qui constituent un corridor écologique de grand intérêt.

A l’Etang-la-Ville, les riverains, en grand nombre, ont dénoncé des coupes excessives effectuées cet été, l’utilisation de produits phytosanitaires, la mauvaise gestion du chantier, l’absence de concertation…

Pour se faire entendre, ils ont pris l’initiative d’une pétition adressée au Maire de leur commune. Ils lui demandent d’intervenir auprès de la SNCF pour faire assurer la bonne fin du chantier. Concernant la revégétalisation des espaces mis à nu, ils préconisent  que « la commune prenne en concession des parties de l’emprise SNCF, pour préserver et entretenir convenablement ce corridor écologique sur la commune de L’Etang-la-Ville. ». Vous pouvez les appuyer dans leur démarche en signant leur pétition.

Fin novembre, Vertemaligne et le Cadeb ont rencontré Espaces, association d’insertion par l’écologie urbaine, afin d’envisager les synergies possibles. L’association  a une  longue expérience de gestion et d’entretien de talus ferroviaires, et mène en ce moment une concertation d’acteurs en vue de l’élaboration d’un contrat Trame verte et bleue du corridor écologique Ouest parisien. Une première réunion est prévue le 13 décembre.

> Signer la pétition
> Site de l’association Espaces

Le Cadeb demande le rétablissement de la liaison avec Paris Saint-Lazare en heures creuses

francilienDans le cadre de la concertation en cours sur la modification des horaires, la SNCF envisage de rétablir une liaison par heure entre Paris Saint-Lazare et Cergy, en heures creuses de semaine. Cette proposition va dans le bon sens, mais reste notoirement insuffisante. Pour notre part, nous proposons un rythme de trois trains par heure, au-delà de Nanterre Université, en direction de Cergy (ou Maisons-Laffitte).

La liaison directe a disparu en 2008, afin de faire circuler davantage de RER A sur la branche Cergy et de maintenir des sillons pour le fret sur le pont de Maisons-Laffitte. Notre collectif avait réuni à l’époque plus de 5000 signatures, qui ont été déposées au Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), en faveur du maintien de la liaison directe. En effet, plusieurs catégories d’usagers de la ligne en provenance de Cergy, et notamment ceux des gares de Maisons-Laffitte, Sartrouville et Houilles- Carrières, se trouvent pénalisés, obligés de transiter par Nanterre Préfecture : étudiants de la faculté de Nanterre, et salariés en horaires décalés ou à temps partiel désirant se rendre dans l’une des gares situées entre Nanterre Université et Paris Saint-Lazare.

Cette demande fait partie d’un ensemble de propositions transmises au Stif pour l’amélioration de la régularité sur le RER A et la ligne L3 (Paris/Cergy), en coordination avec l’Association des usagers des transports (AUT) dont le Cadeb est membre.

PLU du Mesnil-le-Roi : des observations associatives

1280px-le_mesnil-le-roi_-_mairieDans le cadre de l’enquête publique qui s’est terminée le 5 novembre, le Cadeb, conjointement avec Maisons-Laffitte Développement Durable et Réseau vélo 78, a déposé des observations sur le projet de PLU du Mesnil–le-Roi. Les associations se déclarent favorables au développement des circulations douces, à la préservation des espaces agricoles et naturels et à une construction modérée de logements permettant de renforcer la mixité sociale. Le Mesnil-le-Roi se trouve en bord de Seine, sur la rive gauche du fleuve dans un de ses méandres, adossé aux hauteurs de la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye. Avec une population de 6 365 habitants au 1er janvier 2016, Le Mesnil-le-Roi se présente comme la 55ème commune du département des Yvelines qui en compte 262. Elle appartient à la Communauté d’Agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.

> Consulter l’avis sur le PLU du Mesnil-le-Roi

Fourqueux est primé pour son jardin d’eau

parc-du-caeur-de-village_mediumLe 11 octobre, le Jury du Prix Territoria a décerné un trophée d’argent à la ville de Fourqueux, dans la catégorie Aménagement / Urbanisme, pour son jardin d’eau. Réalisé sur un terrain privé acquis par la commune afin d’en faire un square de proximité en plein centre-ville, le jardin d’eau, inauguré en juin, permet la récupération, le stockage, l’infiltration et le rejet en milieu naturel des eaux de pluies et des eaux de source interceptées. Un projet ambitieux en matière hydraulique, technique et pédagogique qui s’inscrit dans l’Agenda 21 communal. Créé en 1986, l’Observatoire Territoria vise à recueillir, valoriser et diffuser les initiatives des collectivités territoriales en France afin qu’elles deviennent les « bonnes pratiques » des territoires.

Pour en savoir plus : http://www.ville-fourqueux.fr/Cadre-de-vie/Environnement/Parc-du-jardin-d-eau

Le PLU de Maisons-Laffitte en enquête publique

mlDu lundi 17 octobre au vendredi 18 novembre, les habitants de Maisons-Laffitte sont invités à participer à l’enquête publique relative au projet de Plan local d’urbanisme (PLU)  de la commune. Le dossier est consultable sur place, en mairie, aux jours et heures d’ouverture habituelles.

On peut également en prendre connaissance sur le site internet de la ville.

Le commissaire enquêteur tiendra quatre permanences, le lundi 17 octobre 2016 de 8 h 30 à 11 h 30, le samedi 5 novembre 2016 de de 8 h 30 à 11 h 30, le mardi 15 novembre 2016 de 14 h 30 à 17 h 30, le vendredi 18 novembre 2016 de 14 h 30 à 17 h 30.

Le public pourra consigner ses observations, propositions et contre-propositions, sur le registre ouvert à cet effet ou les adresser par écrit au commissaire enquêteur, en mairie.

En tant que personne morale associée à l’élaboration du projet, le Cadeb et ses associations membres à Maisons-Laffitte, Réseau vélo 78  et Maisons-Laffitte développement durable, ont exprimé un avis qui est joint au dossier. Vous pouvez en prendre connaissance utilement.

Zac Princesse au Vésinet : une dérogation pour les espèces protégées ?

Parc PrincesseLe public est appelé à donner son avis du 4 au 24 octobre inclus sur la demande de dérogation « espèces faunistiques protégées »  présentée par « Grand Paris aménagement », aménageur du parc Princesse au Vésinet (Yvelines).

Sur les 18,3 hectares du site, le projet prévoit la construction d’environ 450 logements dont 210 logements sociaux, des commerces, un gymnase, des structures d’accueil pour personnes âgées ou associations ainsi que l’extension d’un groupe scolaire et d’une crèche.

Le projet architectural et paysager se veut « respectueux du territoire, du patrimoine et de l’identité des lieux ». Il impactera toutefois le milieu forestier et aquatique du site, sur lequel vivent des espèces protégées : insectes, oiseaux, mammifères, amphibiens.

Les mesures d’évitement et de réduction permettront de limiter une grande majorité des destructions potentielles d’individus identifiés lors de l’étude d’impact, notamment par la préservation de la plupart des arbres présents sur le site. Pour les impacts résiduels, l’aménageur présente auprès des autorités environnementales une demande de dérogation pour « la destruction d’espèces protégées et la destruction de leurs habitats de reproduction, de repos et/ou de nourrissage. »

Le dossier complet est consultable à l’adresse : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1678A_ZAC_princesse_dossier_demande_dero.pdf

Les observations peuvent être formulées sur l’espace dédié, à l’adresse : http://enqueteur.driee-ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/index.php?sid=23445&lang=fr

Collectif d’Associations pour la Défense de l’Environnement dans les Boucles de Seine / Saint-Germain-en-Laye

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