Transports

Tangentielle Nord : une mise en service très partielle

Le samedi 1 juillet, le tramway T11  Express (anciennement Tangentielle Nord )  a été mis en service  entre Epinay et le Bourget. Pour l’association des usagers des transports (AUT Idf), dont le Cadeb est membre, c’est une bonne nouvelle, mais des inquiétudes demeurent et la ligne reste incomplète. En effet, pour la première fois, les usagers de la banlieue nord de Paris bénéficieront d’une portion de rocade rapide leur évitant de transiter par Paris. C’est l’aboutissement d’un très long processus puisque la première concertation publique sur ce projet date de 1999 ! Toutefois, souligne l’AUT dans un communiqué, « cette ligne prendra toute son utilité quand elle sera prolongée, jusqu’à Sartrouville à l’ouest et Noisy-le-Sec à l’est, comme prévu dans la déclaration d’utilité publique de 2008. Environ 50 M€ ont déjà été dépensé en études détaillées (AVP) et acquisitions foncières. Nous demandons aux financeurs Etat et Région de débloquer les budgets nécessaires à l’engagement rapide des travaux. » Concernant la partie ouest, un courrier a été adressé à la Ministre des Transports et à la Présidente de la Région Ile-de-France, avec les associations Cadeb et Plus de Trains.

> Lire le communiqué de l’AUT et le courrier des associations

État d’urgence pour la passerelle en encorbellement vers la Défense

Le temps presse. Pour respecter le calendrier de travaux du prolongement à l’ouest du RER E (Eole), SNCF Réseau doit notifier cet été les marchés publics de construction du nouveau pont sur la Seine. Un ouvrage sur lequel pourrait être réalisé en encorbellement une passerelle piétons vélos pour relier la boucle de Montesson à la Défense toute proche. Le projet fait l’unanimité auprès des associations et des élus, mais il reste à trouver le financement pour cet ajout au projet initial. Le coût est de 8 millions d’euros, à répartir entre les collectivités (Région et Départements). Un montant revu à la baisse par SNCF Réseau, à condition bien sûr que les travaux soient « mutualisés », c’est-à-dire réalisés en même temps que l’ouvrage ferroviaire lui-même.

Chacun mesure donc qu’il y a urgence à boucler le financement, car il s’agit d’une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt.

> Lire l’article des Échos du mercredi 7 juin

Unanimité en faveur de la passerelle en encorbellement

L’assemblée générale du Cadeb s’est tenue le 25 février en présence de M. le sous-préfet Stéphane Grauvogel et de plusieurs élus, dont Pierre Fond, président de la communauté d’agglomération Saint-Germain/Boucles de Seine. L’occasion pour Alexandre Joly, maire de Houilles, vice–président du conseil départemental des Yvelines, de faire le point sur le projet de passerelle piétons/cyclistes en encorbellement entre Nanterre et la Boucle. Celle-ci prendrait appui sur les piles du nouveau pont ferroviaire sur la Seine prévu dans le cadre d’Eole (prolongement à l’Ouest du RER E). Un projet de franchissement du fleuve que l’élu soutient de longue date, conjointement avec Réseau vélo78, et pour lequel il a demandé à nouveau le soutien des associations.  En effet, si le dossier technique est prêt et les appels d’offre déjà effectués, il reste à trouver le financement. Après analyse des offres des soumissionnaires, SNCF Réseau évalue à 8 millions d’euros l’ajout de la passerelle, « à condition bien sûr que le financement soit bouclé d’ici l’été et que les travaux soient mutualisés », c’est-à-dire réalisés en même temps que l’ouvrage ferroviaire.

Compte-tenu de tous ces éléments, l’assemblée a voté à l’unanimité le principe d’une motion en faveur de la passerelle, s’ajoutant aux trois autres déjà prévues sur l’échangeur, la protection de la forêt et la tangentielle Nord.

> la motion sur la passerelle
> Les trois autres motions

Pour soutenir le projet, nos amis de « Rueil à Vélo » ont initié une pétition que nous vous invitons à signer.

Concertation sur le RER A et la ligne SNCF L3

Tout au long de l’année 2016 et début 2017, ont eu lieu des réunions de concertation avec la SNCF et la RATP pour améliorer le fonctionnement du RER A et de la ligne SNCF (L3) qui dessert  Cergy-Pontoise.  Les deux opérateurs ont proposé des modifications importantes (nombre de trains, horaires) pour chacune des branches, en heures de pointe (matin et soir), et en heures creuses. Grace à ces changements, ils espèrent pouvoir offrir une meilleure qualité de service aux usagers dès la fin 2017.

Le Cadeb se félicite de cette concertation menée sous l’égide du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) à laquelle il a participé régulièrement avec les élus du territoire et les autres associations d’usagers, notamment celles regroupées au sein de l’Association des usagers des transports (AUT) d’Ile-de-France.

Le Cadeb est globalement favorable à la nouvelle grille horaire proposée, mais n’est pas totalement satisfait.

Parmi les points positifs, nous retenons l’arrêt des trains dans toutes les gares, à Houilles/Carrières-sur-Seine et Maisons-Laffitte sur la branche Cergy, et à Chatou/Croissy-sur-Seine et le Vésinet centre sur la branche Saint-Germain.

En revanche, nous souhaitons plus de RER vers Cergy que vers Poissy, pour tenir compte du nombre de voyageurs, ce qui n’est pas le cas dans la grille proposée.

De plus, en heures creuses, le rétablissement d’une liaison par heure entre Cergy et Paris Saint-Lazare va dans le bon sens, mais est notoirement insuffisant.

Enfin, rien n’est fait pour améliorer la desserte en période d’été, qui reste drastiquement réduite.

Pour que la refonte de la grille ait des effets bénéfiques notables pour les usagers, il est indispensable qu’elle soit couplée avec :

• La mise en place d’une gestion commune du RER A entre la SNCF et la RATP

• La réalisation des travaux prévus au schéma directeur du RER A, et notamment ceux permettant les retournements (création d’une 4ème voie à Cergy Pontoise)

• La suppression de la relève à Nanterre Préfecture

L’avis complet du Cadeb est téléchargeable ici

La liaison douce entre nos départements en attente de financement

La réalisation d’un nouveau pont de la Seine dans le cadre du projet Eole (RER E)  offre la possibilité technique d’adjoindre à l’ouvrage ferroviaire de franchissement de la Seine une passerelle piétons/cyclistes entre les Hauts-de Seine, le Val-d’Oise et les Yvelines. Une opportunité unique dont le financement  n’est, malheureusement, pas encore bouclé à ce jour. Le temps presse car les travaux vont commencer, et pour SNCF Réseau, maitre d’ouvrage du projet, les chantiers du pont et de la passerelle doivent être menés simultanément.

Les avantages du projet sont multiples. La liaison douce interdépartementale desservira les zones économiques (la Défense et Rueil 2000 en rive gauche, Carrières-sur-Seine, Houilles et Bezons en rive droite) et facilitera l’accès au pôle universitaire de Nanterre. Elle réduira d’autant l’usage de la voiture et des transports en commun (bus, RER) saturés.

Tout en étant attentives à la préservation des espaces naturels impactés par le projet à proximité de la Seine, les associations environnementales locales et départementales (Val d’Oise Environnement,  Environnement 92, FNE Yvelines) sont favorables à la nouvelle liaison douce. Après avoir obtenu la possibilité de circulation des cyclistes sur la dalle de la Défense, les associations spécialisées (Réseau Vélo 78, Collectif Vélo Défense, etc) soutiennent le projet, qui renforcerait les liaisons existantes ( Véloroute Paris Londres) ou envisageables sur le territoire (plaine de Montesson vers Paris via la Défense).

Le projet Eole est financé à hauteur 3,3 milliards d’euros, mais n’inclut ni le matériel roulant, ni la passerelle. Les financeurs (région, départements,, intercommunalités) sont sollicités à nouveau pour la réalisation de la liaison douce, d’un cout estimé à 13 millions d’euros. Un montant qui peut paraitre élevé mais que SNCF Réseau justifie par les caractéristiques techniques de la passerelle envisagée : sa hauteur (10 mètres) pour ne pas entraver la navigation, sa longueur  (650 mètres environ rampes d’accès comprises), sa largeur (5 mètres), ce qui permettra la circulation séparée des cyclistes sur une piste bidirectionnelle et des piétons sur une piste dédiée, accessible aux PMR. Tout est relatif : le cout de ce projet devient tout à fait raisonnable si on le compare à celui  d’une passerelle spécifique entre les Hauts de Seine et les Yvelines, récemment envisagé.

Le moment de la décision est arrivé : nos élus sont invités à ne pas laisser passer une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt.

Ligne nouvelle Paris Normandie : le public est consulté

Jusqu’au 1er février, le public est appelé à donner son avis sur les zones de passage envisagées par SNCF Réseau  pour relier la capitale à la Normandie grâce à une liaison ferroviaire totalement nouvelle, à horizon 2030, permettant de libérer des voies pour les trains de proximité. Une carte interactive est mise à disposition du public permettant de s’informer et d’exprimer ses préférences, si possible en les justifiant.

Entre Paris et Mantes, trois options sont envisagées : Sud, centre A et B (l’option Nord ayant déjà été abandonnée). L’option Sud suit le tracé de l’A14 au travers de la plaine de Montesson puis de l’A13 vers Mantes. L’option Centre (A ou B) suite le tracé des voies ferrées existantes jusqu’à Achères et rend possible la création d’une gare nouvelle dans le secteur de la Confluence  (Achères ville ou Grand-Cormier). Elle diverge ensuite selon qu’elle traverse (centre A) ou contourne (centre B) la boucle de Chanteloup.

Privilégiant le parcours le plus direct entre Paris et Mantes, la zone de passage Sud est la moins couteuse et la plus rapide. Les zones de passage  « Centre », moins directes, sont de ce fait plus « chères », sans parler du cout de la nouvelle gare dont l’intérêt réel reste à démontrer.

Quel que soit le tracé retenu, la voie nouvelle sera réalisée en tunnel depuis Nanterre, en traversée de la boucle de Montesson et de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Même en souterrain, l’infrastructure ferroviaire ne sera pas sans impact sur le territoire, du fait des travaux et aussi de la nécessité de créer des zones d’émergence (des issues de secours avec accès routiers) tous les 5 km maximum.

Pour en savoir plus :

la lettre d’information de SNCF Réseau
La carte des zones de passage
La carte interactive (pour voter)

Le Cadeb demande le rétablissement de la liaison avec Paris Saint-Lazare en heures creuses

francilienDans le cadre de la concertation en cours sur la modification des horaires, la SNCF envisage de rétablir une liaison par heure entre Paris Saint-Lazare et Cergy, en heures creuses de semaine. Cette proposition va dans le bon sens, mais reste notoirement insuffisante. Pour notre part, nous proposons un rythme de trois trains par heure, au-delà de Nanterre Université, en direction de Cergy (ou Maisons-Laffitte).

La liaison directe a disparu en 2008, afin de faire circuler davantage de RER A sur la branche Cergy et de maintenir des sillons pour le fret sur le pont de Maisons-Laffitte. Notre collectif avait réuni à l’époque plus de 5000 signatures, qui ont été déposées au Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), en faveur du maintien de la liaison directe. En effet, plusieurs catégories d’usagers de la ligne en provenance de Cergy, et notamment ceux des gares de Maisons-Laffitte, Sartrouville et Houilles- Carrières, se trouvent pénalisés, obligés de transiter par Nanterre Préfecture : étudiants de la faculté de Nanterre, et salariés en horaires décalés ou à temps partiel désirant se rendre dans l’une des gares situées entre Nanterre Université et Paris Saint-Lazare.

Cette demande fait partie d’un ensemble de propositions transmises au Stif pour l’amélioration de la régularité sur le RER A et la ligne L3 (Paris/Cergy), en coordination avec l’Association des usagers des transports (AUT) dont le Cadeb est membre.

Déboisement : la SNCF a eu la main lourde

StNom_r8Cet été, la SNCF a déboisé les talus longeant la ligne L2 Paris-Saint-Lazare / Saint-Nom-la –Bretèche, sur les communes de Louveciennes, Marly-le-Roi, l’Etang-la-Ville et Saint-Nom-la –Bretèche. Les usagers demandent des trains qui partent et arrivent à l’heure : personne ne contestera donc la nécessité pour la SNCF d’entretenir les abords des lignes afin d’éviter les chutes d’arbres sur les voies en cas d’intempéries et la présence de feuilles sur les rails en automne. Toutefois, les travaux ont été effectués avec une telle brutalité que les riverains parlent de massacre et désastre, et les photos leur donnent raison : des talus mis à nu, y compris en contrebas des voies sur plus d’une dizaine de mètres, et la végétation coupée à ras y compris dans les gares, créant des paysages de désolation. Alors que l’an dernier les riverains de la ligne L2 avaient pu « limiter les dégâts » en se manifestant auprès de la SNCF avec le soutien des communes de Bougival et la Celle-Saint-Cloud, cette année ils ont été pris de court, ne pouvant que constater après coup les dégâts. C’est sans doute l’occasion pour tous les riverains de la ligne et les associations de s’organiser en concertation avec les mairies. Il est temps que la SNCF change ses pratiques, au bénéfice d’une politique durable plus respectueuse de l’environnement et du bien-être des habitants.

Tangentielle Nord : le tronçon central, entre Epinay et le Bourget, est sous tension

03_La-ligne-Aérienne-de-Contact-sous-tension-dès-le-27-avrilLes travaux sont terminés sur les premiers 11 kilomètres de la Tangentielle Nord, entre Epinay et le Bourget. Les ponts sont construits et les rails sont posés. Depuis le 27 avril,  les lignes aériennes qui alimenteront en courant les rames ont été mises sous tension.  Dès à présent, les premiers trains commencent à circuler, et à partir de juillet, vont débuter les essais en situation réelle, avec des rames toutes les 10 minutes. Ces essais vont durer un an, avant l’ouverture aux voyageurs prévue mi-2017.  Le projet de Tangentielle Nord (TLN) consiste à créer sur 28 km deux voies dédiées au transport de voyageurs, contiguës aux voies de la ligne actuelle de fret de « grande ceinture », en desservant 14 gares dont 6 nouvelles. Avec un temps de parcours d’environ 33 mn entre Sartrouville et Noisy-le-Sec, contre 1 heure 30 actuellement, la nouvelle liaison par train léger (Tram-train) vise à relier les territoires du Nord francilien, sans passer par Paris, et assurer des correspondances régulières avec les lignes existantes, notamment les cinq lignes de RER. Marc Pélissier, président de l’Association des usagers des transports (AUT) d’Ile-de-France, soutient le projet depuis l’origine et plaide maintenant pour le prolongement de cette ligne à l’Est jusqu’à Noisy-le-Sec et à l’Ouest jusqu’à Sartrouville (Yvelines). Les études sont faites, les acquisitions foncières sont en cours. Mais reste à trouver le financement… d’environ 1 Mds €.

Pour en savoir plus : http://www.tangentiellenord.fr/