Vertemaligne étend son territoire d’action

talusNée en 2015 à Bougival et la Celle-Saint-Cloud à l’initiative de quelques riverains des voies SNCF, Vertemaligne vient d’essaimer à Louveciennes et l’Etang-la-Ville, suite aux travaux de déboisement effectués en 2016 aux abords de la ligne L2 qui relie Paris Saint-Lazare à Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines).

Vertemaligne, sans contester la nécessité d’entretien des talus et autres emprises ferroviaires, demande la préservation de la biodiversité sur ces espaces qui constituent un corridor écologique de grand intérêt.

A l’Etang-la-Ville, les riverains, en grand nombre, ont dénoncé des coupes excessives effectuées cet été, l’utilisation de produits phytosanitaires, la mauvaise gestion du chantier, l’absence de concertation…

Pour se faire entendre, ils ont pris l’initiative d’une pétition adressée au Maire de leur commune. Ils lui demandent d’intervenir auprès de la SNCF pour faire assurer la bonne fin du chantier. Concernant la revégétalisation des espaces mis à nu, ils préconisent  que « la commune prenne en concession des parties de l’emprise SNCF, pour préserver et entretenir convenablement ce corridor écologique sur la commune de L’Etang-la-Ville. ». Vous pouvez les appuyer dans leur démarche en signant leur pétition.

Fin novembre, Vertemaligne et le Cadeb ont rencontré Espaces, association d’insertion par l’écologie urbaine, afin d’envisager les synergies possibles. L’association  a une  longue expérience de gestion et d’entretien de talus ferroviaires, et mène en ce moment une concertation d’acteurs en vue de l’élaboration d’un contrat Trame verte et bleue du corridor écologique Ouest parisien. Une première réunion est prévue le 13 décembre.

> Signer la pétition
> Site de l’association Espaces

Le Cadeb demande le rétablissement de la liaison avec Paris Saint-Lazare en heures creuses

francilienDans le cadre de la concertation en cours sur la modification des horaires, la SNCF envisage de rétablir une liaison par heure entre Paris Saint-Lazare et Cergy, en heures creuses de semaine. Cette proposition va dans le bon sens, mais reste notoirement insuffisante. Pour notre part, nous proposons un rythme de trois trains par heure, au-delà de Nanterre Université, en direction de Cergy (ou Maisons-Laffitte).

La liaison directe a disparu en 2008, afin de faire circuler davantage de RER A sur la branche Cergy et de maintenir des sillons pour le fret sur le pont de Maisons-Laffitte. Notre collectif avait réuni à l’époque plus de 5000 signatures, qui ont été déposées au Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), en faveur du maintien de la liaison directe. En effet, plusieurs catégories d’usagers de la ligne en provenance de Cergy, et notamment ceux des gares de Maisons-Laffitte, Sartrouville et Houilles- Carrières, se trouvent pénalisés, obligés de transiter par Nanterre Préfecture : étudiants de la faculté de Nanterre, et salariés en horaires décalés ou à temps partiel désirant se rendre dans l’une des gares situées entre Nanterre Université et Paris Saint-Lazare.

Cette demande fait partie d’un ensemble de propositions transmises au Stif pour l’amélioration de la régularité sur le RER A et la ligne L3 (Paris/Cergy), en coordination avec l’Association des usagers des transports (AUT) dont le Cadeb est membre.

PLU du Mesnil-le-Roi : des observations associatives

1280px-le_mesnil-le-roi_-_mairieDans le cadre de l’enquête publique qui s’est terminée le 5 novembre, le Cadeb, conjointement avec Maisons-Laffitte Développement Durable et Réseau vélo 78, a déposé des observations sur le projet de PLU du Mesnil–le-Roi. Les associations se déclarent favorables au développement des circulations douces, à la préservation des espaces agricoles et naturels et à une construction modérée de logements permettant de renforcer la mixité sociale. Le Mesnil-le-Roi se trouve en bord de Seine, sur la rive gauche du fleuve dans un de ses méandres, adossé aux hauteurs de la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye. Avec une population de 6 365 habitants au 1er janvier 2016, Le Mesnil-le-Roi se présente comme la 55ème commune du département des Yvelines qui en compte 262. Elle appartient à la Communauté d’Agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.

> Consulter l’avis sur le PLU du Mesnil-le-Roi

Fourqueux est primé pour son jardin d’eau

parc-du-caeur-de-village_mediumLe 11 octobre, le Jury du Prix Territoria a décerné un trophée d’argent à la ville de Fourqueux, dans la catégorie Aménagement / Urbanisme, pour son jardin d’eau. Réalisé sur un terrain privé acquis par la commune afin d’en faire un square de proximité en plein centre-ville, le jardin d’eau, inauguré en juin, permet la récupération, le stockage, l’infiltration et le rejet en milieu naturel des eaux de pluies et des eaux de source interceptées. Un projet ambitieux en matière hydraulique, technique et pédagogique qui s’inscrit dans l’Agenda 21 communal. Créé en 1986, l’Observatoire Territoria vise à recueillir, valoriser et diffuser les initiatives des collectivités territoriales en France afin qu’elles deviennent les « bonnes pratiques » des territoires.

Pour en savoir plus : http://www.ville-fourqueux.fr/Cadre-de-vie/Environnement/Parc-du-jardin-d-eau

Le PLU de Maisons-Laffitte en enquête publique

mlDu lundi 17 octobre au vendredi 18 novembre, les habitants de Maisons-Laffitte sont invités à participer à l’enquête publique relative au projet de Plan local d’urbanisme (PLU)  de la commune. Le dossier est consultable sur place, en mairie, aux jours et heures d’ouverture habituelles.

On peut également en prendre connaissance sur le site internet de la ville.

Le commissaire enquêteur tiendra quatre permanences, le lundi 17 octobre 2016 de 8 h 30 à 11 h 30, le samedi 5 novembre 2016 de de 8 h 30 à 11 h 30, le mardi 15 novembre 2016 de 14 h 30 à 17 h 30, le vendredi 18 novembre 2016 de 14 h 30 à 17 h 30.

Le public pourra consigner ses observations, propositions et contre-propositions, sur le registre ouvert à cet effet ou les adresser par écrit au commissaire enquêteur, en mairie.

En tant que personne morale associée à l’élaboration du projet, le Cadeb et ses associations membres à Maisons-Laffitte, Réseau vélo 78  et Maisons-Laffitte développement durable, ont exprimé un avis qui est joint au dossier. Vous pouvez en prendre connaissance utilement.

Zac Princesse au Vésinet : une dérogation pour les espèces protégées ?

Parc PrincesseLe public est appelé à donner son avis du 4 au 24 octobre inclus sur la demande de dérogation « espèces faunistiques protégées »  présentée par « Grand Paris aménagement », aménageur du parc Princesse au Vésinet (Yvelines).

Sur les 18,3 hectares du site, le projet prévoit la construction d’environ 450 logements dont 210 logements sociaux, des commerces, un gymnase, des structures d’accueil pour personnes âgées ou associations ainsi que l’extension d’un groupe scolaire et d’une crèche.

Le projet architectural et paysager se veut « respectueux du territoire, du patrimoine et de l’identité des lieux ». Il impactera toutefois le milieu forestier et aquatique du site, sur lequel vivent des espèces protégées : insectes, oiseaux, mammifères, amphibiens.

Les mesures d’évitement et de réduction permettront de limiter une grande majorité des destructions potentielles d’individus identifiés lors de l’étude d’impact, notamment par la préservation de la plupart des arbres présents sur le site. Pour les impacts résiduels, l’aménageur présente auprès des autorités environnementales une demande de dérogation pour « la destruction d’espèces protégées et la destruction de leurs habitats de reproduction, de repos et/ou de nourrissage. »

Le dossier complet est consultable à l’adresse : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1678A_ZAC_princesse_dossier_demande_dero.pdf

Les observations peuvent être formulées sur l’espace dédié, à l’adresse : http://enqueteur.driee-ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/index.php?sid=23445&lang=fr

Maisons-Laffitte : Vivalto acquiert l’hôpital des courses

chcLe centre hospitalier des Courses (CHC) change encore de main. Un accord vient d’intervenir entre Korian, repreneur de l’établissement en redressement judiciaire il y a deux ans et le groupe Vivalto santé, pour le rachat du CHC. Selon cet accord les activités médicales avec la gériatrie sont maintenues avec notamment un « hôpital de jour » et des consultations ainsi que le service des urgences. Dans un communiqué, Jacques Myard, député-maire de Maisons-Laffitte, précise que l’accord « a reçu l’aval de l’Autorité Régionale de Santé (ARS), ce qui prouve qu’elle reconnait l’utilité du CHC dans son territoire, c’est là un atout important pour plus de 120 000 habitants. » D’après le député–maire, la question sociale est préservée grâce au maintien d’une grande partie du personnel sur place et pour les autres une réaffectation au sein du groupe Korian. De son côté, le groupe Vivalto se présente comme un des leaders de l’hospitalisation privée, avec un réseau de 16 établissements de santé privés, dont la clinique de l’Europe à Port-Marly (Yvelines). En 2002, le Cadeb s’était mobilisé pour le maintien d’urgences de proximité sur le territoire, recueillant près de 6000 signatures qui ont contribué à l’ouverture d’un service d’urgences au CHC.

Déboisement : la SNCF a eu la main lourde

StNom_r8Cet été, la SNCF a déboisé les talus longeant la ligne L2 Paris-Saint-Lazare / Saint-Nom-la –Bretèche, sur les communes de Louveciennes, Marly-le-Roi, l’Etang-la-Ville et Saint-Nom-la –Bretèche. Les usagers demandent des trains qui partent et arrivent à l’heure : personne ne contestera donc la nécessité pour la SNCF d’entretenir les abords des lignes afin d’éviter les chutes d’arbres sur les voies en cas d’intempéries et la présence de feuilles sur les rails en automne. Toutefois, les travaux ont été effectués avec une telle brutalité que les riverains parlent de massacre et désastre, et les photos leur donnent raison : des talus mis à nu, y compris en contrebas des voies sur plus d’une dizaine de mètres, et la végétation coupée à ras y compris dans les gares, créant des paysages de désolation. Alors que l’an dernier les riverains de la ligne L2 avaient pu « limiter les dégâts » en se manifestant auprès de la SNCF avec le soutien des communes de Bougival et la Celle-Saint-Cloud, cette année ils ont été pris de court, ne pouvant que constater après coup les dégâts. C’est sans doute l’occasion pour tous les riverains de la ligne et les associations de s’organiser en concertation avec les mairies. Il est temps que la SNCF change ses pratiques, au bénéfice d’une politique durable plus respectueuse de l’environnement et du bien-être des habitants.

Une pétition pour demander le classement de la forêt de Saint-Germain

WP_20151013_15_52_26_ProL’association des Amis de la forêt de Saint Germain et de Marly a lancé une pétition pour demander le classement de la forêt de Saint-Germain-en-Laye en « forêt de protection ». Ce statut juridique spécifique garantirait une protection quasi-totale contre les atteintes à la forêt (art.L141-2 Code Forestier), alors que fleurissent les projets en tous genres (tram-train de la Tangentielle Ouest, avec connexion à Saint Germain RER, projets immobiliers sur les lisières,  projet de Port Seine Métropole Ouest en bordure d’Achères, Ligne Nouvelle Paris Normandie, …)  Pour l’association des Amis de la forêt (voir lettre du Cadeb de janvier 2016), l’objectif de l’obtention du statut de forêt de protection vise à faire en sorte que ces projets « respectent notre patrimoine commun ». De plus, la procédure de classement est aussi « l’opportunité d’engager une réflexion plus globale sur la gestion forestière pratiquée, les enjeux environnementaux ou l’accueil du public ».  Exprimée depuis 2003 par l’association, la demande de classement est au point mort. Relancée avec cette pétition, elle vient de recevoir le soutien du sénateur Gournac, qui a écrit au Ministre de l’agriculture en ce sens.

La forêt de Saint-Germain-en-Laye s’étend sur 3.500 hectares, à 20 km de Paris, dans les Yvelines. Longtemps propriété des rois de France qui y organisaient leurs parties de chasse, elle accueille environ 3 millions de visites par an.  La plupart des grandes forêts péri-urbaines d’Ile de France sont déjà des forêts de protection : Sénart (1995), Fontainebleau (2002), Fausses-Reposes (2007), Rambouillet (2009). Le classement de la forêt de Meudon semble en bonne voie.

> Pour signer la pétition

Collectif d’Associations pour la Défense de l’Environnement dans les Boucles de Seine / Saint-Germain-en-Laye

Agenda

Mardi 13 décembre

Réunion de concertation dans le cadre du diagnostic du corridor écologique de l’Ouest parisien, organisée  par Espaces, association d’insertion par l’écologie urbaine.